C’est en tout cas la recommandation de l’association écologique Environmental Working Group (EWG) qui s’appuie sur la revue de 400 articles à comité de lecture.
EWG est une organisation écologiste américaine non gouvernementale influente fondée en 1993. Elle a montré tout au long de son existence, son indépendance, son sérieux et son efficacité. Une telle annonce de sa part présente donc un réel poids.
Les arguments d’EWG
Pour affirmer cela, EWG dégage plusieurs éléments :
- Les nanoparticules sont plus efficaces pour stopper les ultra violets. Elles apportent donc une meilleur protection pour la santé.
- Par ailleurs, les écrans solaires n’ayant pas de nanoparticules contiennent des ingrédients qui sont reconnus comme dangereux.
- Enfin concernant la crainte de la pénétration des nanoparticules dans la peau. EWG a synthétisé des articles concernant des tests sur des peaux humaines saines, des peaux de cochons et des peaux humaines souffrant de maladie de la peau. Les résultats montrent que les nanoparticules ne pénètrent pas dans la peau.
Au vue de ces éléments EWG conclue donc qu’il est préférable d’utiliser des crèmes solaires à base de nanoparticules de zinc ou de dixoyde de titane.
Une annonce à nuancer
Pour autant, EWG ne donne pas un blanc seing à l’ensemble des produits à base de nanoparticules.
Les crèmes solaires représentent un bénéfice pour la santé. Les UV sont dangereux et peuvent provoquer des cancers de la peau.
EWG n’affirme ainsi pas l’innocuité des nanoparticules de zinc et de dioxyde de titane en général. Elle affirme qu’au vue des résultats scientifiques actuels et en comparaison avec les crèmes solaires classiques, les risques supposés des crèmes aux nanoparticules sont moins importants que les risques liés à l’usage des crèmes solaires classiques. EWG appelle ainsi à poursuivre les études pour avoir plus de données et notamment sur les effets à long termes (également inconnus dans le cas des autres crèmes solaires ).
Ainsi le rapport entre les avantages procurés et les risques encourus penchent en faveur d’un usage des crèmes à bases de nanoparticules.
Nous avons là un raisonnement coût/bénéfice bien connus des économistes.
Il ne s’agit pas de choisir entre quelque chose d’inoffensif face à quelque chose de dangereux mais de lister les avantages et les inconvénients apportés par chaque alternative puis de trancher en faveur de la moins mauvaises des solutions. Ici se protéger des UV dont les effets sont certifiés comme provoquant des cancers de la peau en contrepartie des risques hypothétiques d’effets à long terme.
C’est pour cette raison que EWG rejette ainsi l’usage des produits cosmétiques à base de nanoparticules. Il n’y a pas dans ce cas de bénéfice pour la santé. Les risques supplantent les avantages.
Vous voilà donc informé pour vous prélassez au bord d’une piscine en enchaînant les tequila sunrise. Mais n’oubliez pas. L’abus de soleil est dangereux pour la santé.
ps : un long échange sur cette question à lieu entre Andrew Manyard et des amis de la Terre Australie
16 juillet 2009 à 09:22 |
[...] Pour bronzer en toute sécurité, utilisez des crèmes solaires à base de nanoparticules [...]