Y a-t-il trop de docteurs ? (2/2)

31 juillet 2009

Voici donc la suite du billet précédent.

Alors que j’exprimais mes points d’accord avec l’article d’EurActiv dans un déluge de couleur chamarrée teinté au son des merles siffleurs accueillant avec joie les gouttes de rosée perlant sur les feuilles d’hibiscus dans une ambiance idyllique qui nous ferait regretter le flower power, je vais ici exprimer mes points de désaccord.

L’article qui cite le rapport, s’interroge sur la politique d’augmentation du nombre de docteur en Irlande. Il constate que l’augmentation du nombre de  docteurs n’a pas apporté de gain en terme d’innovation. Pire cet objectif aurait des effets néfastes : émigration des docteurs, chômage accru… Il suggère donc de ne pas poursuivre cette politique

Dans un souci pédagogique je répondrai en m’appuyant sur la situation française.
Non en fait c’est que je ne connais pas la situation irlandaise mais que les problématiques décrites me semblent similaires. Cela m’offre donc l’occasion d’un billet un peu acrobatique où je répondrai aux arguments avancés en considérant qu’ils s’appliquent au cas français.

Le billet peut donc se rebaptiser :

Y a-t-il trop de docteurs en France ?

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Y a-t-il trop de docteurs ? (1/2)

30 juillet 2009

Via @sciencesetdemoc le compte twitter de Sciences et Démocratie, je suis tombé sur cet article sur EurActiv. Une étude irlandaise remet en cause la focalisation sur politique science, technique et innovation de l’union européenne : la fameuse stratégie de Lisbonne qui incite les pays membres à développer leur croissance grâce à l’innovation.

Comme il est assez délicat de débattre en 140 signe , je commenterai donc l’article ici. Je comprends mieux l’intérêt de Friendfeed maintenant.

Tout d’abord l’article met en garde contre la focalisation abusive sur cette stratégie. Je partage l’avis qu’il ne faille pas sombrer dans une admiration béate sur l’innovation.

Bien souvent « faire le pari de l’intelligence » ou « la croissance par l’innovation » ne sont que des mantras vides de sens qui permettent aux décideurs publics de faire croire qu’ils ont une vision pour l’avenir. Et lorsque éventuellement des décisions suivent les discours, il arrive souvent que la politique mise en oeuvre ne soit qu’un justificatif à des subventions déguisées aux entreprises sans grand rapport avec l’innovation (Crédit impôt recherche, pôle de compétitivité…).

Enfin la politique science, technique et innovation mets à mon sens trop l’accent sur les innovations technologiques en oubliant qu’une immense majorité des innovations ne sont pas de cet ordre : changer sa manière de s’approvisionner, modifier ses pratiques commerciales, intégrer et adapter des outils développés par d’autres, modifier l’organisation du travail au sein d’une entreprise sont des innovations, facteurs elles aussi (surtout?) de croissance.

L’article souligne ainsi bien l’importance de mettre en place un suivi des politiques publiques et doute de l’efficacité des décisions prises. Rappelons qu’il traite de l’Irlande et non de la France.

Mais qu’au nom d’un certain objectif, soient prise de mauvaises décisions ne signifie pas que l’objectif est en soi condamnable.

Et c’est là à que je vais exprimer mon désaccord… dans le prochain billet.


Débat sur les nanotechnologies : la Commission Européenne publie les contributions publiques

23 juillet 2009

Je vous avais parlé récemment de l’appel à contribution que la Commission Européenne a lancé auprès du public. Cet appel avait pour but de mieux préparer les auditions du 10 Septembre prochain  où des scientifiques seront entendus afin d’élaborer des modifications de la directive REACH qui incluraient la questions des nanomatériaux.

Et bien la Commission vient de publier ces contributions (en anglais et en pdf) ici.

En parcourant ce document d’une soixante de pages, on ne peut qu’être agréablement surpris par la qualité des interventions mais surtout pas la grande diversité des intervenants : Lisez la suite de cette entrée »


Risques sanitaires liés aux nanoparticules (2/3): où sont les dangers ?

13 juillet 2009

Deuxième épisode de notre série d’été sur les risques sanitaires liés aux nanoparticules. Aujourd’hui, comment draguer sur la plage.
Quoi ? Faut bien attirer du monde non ? Mes stats sont formelles : je suis un peu faible sur la tranche 19-23 ans amateurs de châteaux de sable donc j’essaie de rattraper le coup.
De toute façon, j’ai déjà traité ce sujet. Pour être beau et sexy, prenez des écrans solaires aux nanoparticules pour éviter des coups de soleil disgracieux.

Mais pourquoi tant de circonvolutions ? C’est bien évidemment pour détourner l’attention. Car les nanoparticules sont partout. Oui partout. Toutes petites, invisibles, elles peuvent s’infiltrer partout à notre insu. Au risque de me répéter elles sont partout. Oui partout.

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Pour bronzer en toute sécurité, utilisez des crèmes solaires à base de nanoparticules

10 juillet 2009

C’est en tout cas la recommandation de l’association écologique Environmental Working Group (EWG) qui s’appuie sur la revue de 400 articles à comité de lecture.

EWG est une organisation écologiste américaine non gouvernementale influente fondée en 1993. Elle a montré tout au long de son existence, son indépendance, son sérieux et son efficacité. Une telle annonce de sa part présente donc un réel poids.

Les arguments d’EWG

Pour affirmer cela, EWG dégage plusieurs éléments :

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Risques sanitaires liés aux nanoparticules (1/3)

4 juillet 2009

note : le second billet sur cette question est ici

Voici donc comme prévu et un peu au forceps, une série de 3 billets posant la problématique des risques sanitaires liés aux nanoparticules (NP).

  • ce billet ci précisera plus particulièrement les types de risques sanitaires que peuvent poser les nanoparticules.
  • le second décrira de quelle manière il est possible d’être exposé à ces risques.
  • le troisième enfin se posera la question de ce qu’est le risque et quel rôle les travaux scientifiques peuvent jouer pour l’évaluer.

Enfin, un billet bonus viendra se glisser parmi cette série pour discuter plus spécifiquement du sujet des nanotubes de carbone. On me signale également dans mon oreillette qu’un billet sur les nanoparticules dans les crèmes solaires est en train de remonter le peloton avec panache.

Ne paniquez pas (encore)

Précisons  plusieurs points avant d’attaquer

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